Traboules

Photographie de P. Bonnard

Photographie de P. Bonnard

Jean entra dans la cour, s’arrêta un instant. Il s’assit par terre et observa le lieu. Un grand et long escalier se trouvait devant lui. Sur le poteau principal, une vache en mousse était collée. Une odeur nauséabonde se dégageait de la traboule. Il faisait froid et humide, Jean ne sentait plus ses doigts. Les murs blancs et froids avaient été abîmés par le temps . Jean entendit le bruit de la gouttière qui fuyait. Il ne faisait guère beau, ce qui n’égayait pas ce paysage triste. Le sol était froid. Jean se leva et partit en direction de l’escalier qui menait à l’autre traboule. La rambarde de l’escalier était rouillée, tâchée et tordue. Il continua à avancer. Il s’introduisit dans la traboule. Elle était plus longue, plus sombre et plus étroite que la précédente. L’odeur néanmoins n’avait pas disparu. Les murs étaient ici de pierre comparée à ceux de la cour qui, eux, étaient peints d’une peinture blanche ayant été salie par le temps.

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